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CENTRE D'ANALYSE ET DE PRÉVISION

DES RISQUES INTERNATIONAUX (CAPRI)

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Religions & conflits

Le CAPRI inaugure le 1er février 2015 ses nouveaux bureaux à Rome (Italie), dans le cadre de son nouveau programme de recherche « Religions & conflits ». Autour d’une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et de praticiens des questions internationales et religieuses, le CAPRI publiera chaque année un état du monde des conflits religieux.

Contact : roma@capri-fr.org

Les populations déplacées internes

Alors que les populations réfugiées hors de leur pays font généralement l’objet d’une forte médiatisation, le sort des personnes déplacées internes reste trop souvent occulté. Pourtant, ces populations qui fuient, à l’intérieur de leurs propres frontières, les zones de combat ou de catastrophes naturelles, participent pour une large part d’une réalité géopolitique et humanitaire d’une ampleur considérable. En effet, tous continents confondus, ce sont plus de 33 millions de personnes déplacées internes qui auraient fui une zone de crise en janvier 2014, et près de 143 millions entre 2008 et 2012.

Un phénomène qui ne cesse de se développer avec la multiplication des guerres au Proche et Moyen-Orient (Palestine, Syrie, Irak), en Europe (Ukraine et conflits « gelés » de l’ex-URSS) et dans le reste du monde. La nécessité d’accueillir dans de bonnes conditions ces flux de populations qui ont tout abandonné derrière elles se heurte fréquemment aux contraintes logistiques, économiques et sanitaires de pays le plus souvent en voie de développement, sans véritables ressources pour accueillir décemment et sur la durée ces vagues de réfugiés. Un défi de taille pour la communauté internationale qui délègue dans de nombreux cas aux seules ONG la gestion de ces crises humanitaires majeures. Un sujet éminemment sensible qui méritait que le CAPRI lui consacre une analyse détaillée en partenariat avec le magazine DIPLOMATIE.

Chercheurs et personnalités ayant participé à ce numéro :

Alexandra Bilak
Directrice du département de recherche de l’IDMC (Internal Displacement Monitoring Centre, Genève)

Philippe Leclerc
Représentant du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés auprès de la France

Arnaud Meffre
Head of Office (Eastern DRC), International Committee of the Red Cross (ICRC)

Dr. Elizabeth Ferris
Co-directrice du « LSE Project on Internal Displacement », Brookings Center (Washington)

Jose Riera (en partenariat avec la délégation de l’UNHCR à Bogota)
Senior Policy Adviser au Service d’évaluation et de développement des politiques auprès de l’UNHCR

Dr. Fazil Zeynalov
Chercheur au Center for Strategic Studies under the President of Azerbaijan (SAM, Bakou)

SEM Yashar Teymur oglu Aliyev
Représentant permanent de l’Azerbaïdjan auprès des Nations Unies (New York).

Dr. Alexis Bautzmann
Directeur du Centre d’Analyse et de Prévision des Risques Internationaux (CAPRI, Paris)

Dr. Peter Kabachnik
Associate Professor, Political Science and Global Affairs College of Staten island University of New York

Dr. Agnès de Geoffroy
Chercheur-coordinateur du Ministère français des Affaires étrangères auprès de l’antenne du Centre d’Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales (CEDEJ, Khartoum)

Bethsabée Souris
Chercheur au Centre Population et Développement (CEPED), Université Descartes et CNRS (Paris)

Dr. François-Xavier Bonnet
Chercheur associé à l’IRASEC (Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est Contemporaine, Bangkok)

Cécile Asanuma-Brice
Chercheur associé à la Maison franco-japonaise de Tokyo et directrice-adjointe du Bureau régional Asie du Nord du CNRS à Tokyo

Ilaria Lanzoni
Chargée de mission au sein du Bureau de l’Organisation Internationale pour les Migrations à Haïti

Benoît Mayer
Chercheur à la National University of Singapore Faculty of Law, Singapour

Johanna Baché
Chargée de recherche à l’URD (Urgence Réhabilitation Développement)

Dr. François Grünewald
Professeur associé et directeur du Master Humanitaire à l’Université de Paris Est, directeur général et scientifique du groupe URD (Urgence Réhabilitation Développement)

Caterina Bolognese
Head of the Council of Europe Office in Georgia


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L’Irak et de son voisinage proche

La prise de Fallouja et d’une partie de Ramadi par des insurgés sunnites et l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), début janvier 2014, a été un choc, mais pas complètement une surprise. Le déversement du conflit syrien sur le sol irakien et la montée en puissance du mouvement djihadiste « qaïdiste » irakien (pas forcément aux ordres de Zawahiri), sont une réalité depuis début 2012. L’EIIL est parvenu à se territorialiser dans l’espace de la Jazira élargie (qui part de l’espace transfrontalier avec la Syrie, inclut Al-Anbar, et une partie de Ninive jusqu’à Mossoul), cela en établissant une infrastructure de relais logistiques, et en opérant avec l’aide de certaines tribus qui n’ont jamais accepté ni les autorités locales, ni le pouvoir de Bagdad. Probablement les forces de sécurité irakiennes, assistées par des tribus opposées à Al-Qaïda et la coalition internatonale menée par les États-Unis, parviendront-elles à déloger l’EIIL de Fallouja et Ramadi. Mais tant que les sources de l’insurrection ne seront pas taries, notamment par le biais de réponses politiques et socioéconomiques, le risque du chaos créé par la récurrence des assauts djihadistes demeurera. Dans les faits, la menace djihadiste ne constitue qu’un risque parmi d’autres pour l’État irakien, qui se trouve en phase de reconstruction, après plus de trois décennies de dictature, de guerres, et d’embargo, mais aussi dans une période de transition sociohistorique.

Le CAPRI, en collaboration avec le magazine DIPLOMATIE, a publié en janvier 2014 un numéro spécial consacré à la géopolitique de l’Irak. Les analyses développées font le tour des grandes questions liées à la reconstruction de l’Irak : sa diversité culturelle, sa vie politique, son économie et son pétrole, ses marges de manœuvre géopolitiques et ses instruments d’action stratégique. La position centrale de l’Irak, entre le Levant, la péninsule Arabi- que et le golfe Arabo-Persique, et sa richesse pétrolière, lui confèrent, encore pour plusieurs décennies, un statut de pivot dans la région et de segment majeur sur le marché de l’énergie. Pourtant, on constate, avec étonnement, le recul de la France en Irak. Certes, la France ne peut pas éternellement capitaliser les dividendes de sa « politique arabe » passée. Mais sans doute peut-elle la réinventer, notamment au sein de l’Union européenne. Le partenariat UE-Irak, à peine naissant – sa première réunion a eu lieu le 20 janvier 2014 –, est un processus institutionnellement mené par l’Italie et la Suède, alors que l’assistance financière provient en grande partie de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne. La France brille par son absence…

Numéro réalisé sous la direction de Saïda Bédar (CAPRI) et Hosham Dawod (CNRS), sous la direction scientifique de l’Observatoire de l’Irak et du Moyen-Orient du CAPRI, et avec la participation de Raid Fahmi (économiste, ancien ministre des Sciences et Technologies en Irak), S.E.M. Fareed Yasseen (ambassadeur d’Irak en France), Jean Marcou (directeur des relations internationales de Sciences Po Grenoble), Dlovan Barwari et Salam Jihad (journalistes d’investigation irakiens).

 


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Un nouveau site web pour le CAPRI

Le CAPRI bénéficie désormais d’un nouveau site web qui s’enrichira au fil des semaines et des nouvelles publications du centre.

Des rapports de recherche déclassifiés seront également disponibles au téléchargement (gratuit et/ou payant) suivant des modalités qui demeurent à l’étude.

Bonne lecture à tous !

 

Dr. Alexis BAUTZMANN
Directeur du CAPRI

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